Pour Steve Jobs, les lecteurs sont prêts à payer pour la presse en ligne
Steve Jobs a esquissé sa vision de l’avenir des ordinateurs lors du salon All Things Digital, mardi soir…

L'iPad débarque RYAN ANSON/AFP
Quel avenir pour les ordinateurs? Les tablettes pourraient-elles donner un coup de vieux aux laptops? C’est la vision de l’avenir de l’informatique qu’a esquissé le patron d’Apple, Steve Jobs, à l’occasion du salon All Things Digital (voir l’ensemble du live sur Engadget.com ), qui se tenait mardi soir à Rancho Palos Verdes (Californie).
Favoriser les appareils nomades
Sur l’avenir des tablettes, sa vision est claire. « Quand nous étions une nation agraire, toutes les voitures étaient des camions. Mais à partir du moment où la population a commencé à migrer vers les villes, les gens ont commencé à utiliser des voitures. Je pense que les PC vont connaître le même sort que les camions. De moins en moins de monde en aura besoin», estime Steve Jobs.
Un échange qui en dit long sur la direction qu’Apple pourrait prendre en informatique ces prochaines années. Steve Jobs est convaincu que les PC sont « out », au profit d’appareils plus nomades, moins complexes – comme l’iPhone ou l’iPad.
Des lecteurs prêts à payer pour la presse en ligne ?
Pour le patron d’Apple, c’est certain, les lecteurs seront prêts à payer pour lire les quotidiens et magazines sur l’iPad, commercialisé depuis peu en France, et pour lequel les médias commencent à bâtir leurs offres, ou d’autres appareils nomades connectés à Internet.
« Je pense que les gens sont prêts à payer pour obtenir du contenu. Je crois aux médias et je crois à la diffusion de l’information », a asséné le patron de la firme à la pomme.
« Ne pas hésiter à demander cher »
Et de souligner que Apple est tout à fait disposé à aider les médias à trouver de nouveaux supports payants qui leur permettront de continuer à remplir leur mission de collecte d’informations.
Pour que les sites Internet d’information soient viables, Steve Jobs estime nécessaire de « ne pas hésiter à demander cher » et à « offrir beaucoup de contenu ». « Je suis en train d’essayer de convaincre (les patrons de presse) qu’il est dans leur intérêt de proposer des prix plus élevés que pour la presse papier », a-t-il poursuivi.
Le sujet fait débat, alors que les groupes de presse doivent trouver des tarifs acceptables pour les lecteurs tout en incluant la marge que prélèvera Apple pour les contenus accessibles via une application iPad.
[via] Capucine Cousin, avec agence, 20minutes.fr