Malika Ménard, Miss France 2010, tient à garder les pieds sur terre
Malika Ménard, Caennaise de 22 ans, étudiante en droit, élue Miss France le 5 décembre dernier, était l’invitée de Ouest-France jeudi. L’occasion de revenir sur cette expérience à laquelle, la Caennaise, n’était pas préparée. Mais elle assume son rôle, tout en restant naturelle.

Malika Menard - Miss France 2010
Si l’on vous dit que vous êtes devenue Miss France par hasard ?
C’est la vérité. Les autres candidates étaient aussi surprises que moi. Au départ, une amie m’a inscrite à l’élection Miss Calvados. Je l’ai pris comme un jeu. J’étais en décalage, y compris pour les élections régionale et nationale. On m’a dit de ne rien changer. Je me suis laissé guider, en prenant les côtés positifs. Pour moi, c’était aussi une façon d’acquérir de la confiance. Mais ça n’a jamais été un rêve, un objectif.
Comment avez-vous vécu la folie des sollicitations après votre élection ?
Je me suis adaptée progressivement. Au début, je gérais tout moi-même. Le changement est intervenu lors du mois de préparation à l’élection Miss France. Là, il a fallu s’habituer aux médias. Et le soir de mon titre, tout s’est emballé. Je ne comprenais pas ce qui se passait, en plus je n’avais aucun retour. J’étais tellement fatiguée par cette médiatisation à l’extrême. Je tenais à l’émotion.
Et le fait que certains cherchent à fouiller dans votre vie privée ?
Au début, j’étais sereine. Je suis quelqu’un d’assez sage, de raisonnable. Je savais qu’il n’y avait rien à trouver. Mais après, on s’est attaqué à ma vie sentimentale. Ça m’a affecté, même si je sais que c’est la règle du jeu. Je me suis dit qu’être Miss ne durait qu’un an, qu’il ne fallait pas que je me laisse abattre.
Désormais, c’est plus calme ?
Non ! Je fais des choses différentes chaque jour, entre les visites en région tous les week-ends, les prestations pour les sponsors, les associations et les médias. Le programme change souvent, en fonction surtout des médias. J’ai des journées bien chargées.
La vie de Miss n’est donc pas une vie de rêve ?
Je ne l’ai jamais vue comme ça. Mais cela reste formidable. Je vis des choses exceptionnelles, que je n’aurais pas connues si je n’étais pas Miss. Tous les gens qui viennent vers moi n’ont que des attentions positives. Le seul aspect négatif, c’est la fatigue.
Vous avez encore du temps pour vous et vos proches ?
Mon papa habite Paris mais je n’ai pas beaucoup le temps de le voir… J’étais à Caen pendant les vacances de Noël, cela m’a fait du bien. Mais depuis, je ne suis revenue qu’une fois, en semaine. Mes proches travaillaient, je ne les ai vus que le soir.
Qu’avez-vous fait lundi dernier, pour la journée de la femme ?
J’étais au salon du pain, à Paris. Puis j’ai assisté à l’avant-première de la sortie d’un jeu vidéo. J’ai quand même eu le temps, sur une radio, de dédicacer une chanson pour ma maman : « Femmes je vous aime ».
Entre galas et paillettes, vous arrivez à ne pas vous couper de la réalité ?
Je rencontre des personnes de toutes les catégories sociales, cela m’aide à garder les pieds sur terre. C’est indispensable, car je sais qu’à la fin de l’année, ce sera fini.
Vous vous êtes investie dans des associations caritatives…
Ce n’est pas obligatoire, mais cela va de soi quand on est Miss et qu’on peut faire profiter de sa médiatisation. J’ai vu dès le début que les enfants avaient du plaisir à rencontrer Miss France. J’ai donc axé mon action vers eux. Je suis ambassadrice de « Rêves » et marraine d’un « Maillot pour la vie ».
Souhaitez-vous toujours devenir journaliste ?
Oui ! J’ai vu tous les médias, j’ai pu comparer. Je veux commencer dans la presse régionale, la meilleure école, dans la proximité. Mais je n’ai pas envie d’être embauchée comme Miss, bien comme journaliste ! Je veux reprendre mes études de Droit, après mon titre.
Miss France, c’est donc une parenthèse, une aventure ?
Une parenthèse magique. Je me dis Carpe Diem, profite de tout ! Car je sais que tout va s’arrêter. Il va falloir rendre l’appartement à Paris, je ne serai plus médiatisée et il faudra retourner à la fac.
Qu’avez-vous prévu de faire ce dimanche ?
Je dois être au salon de l’étudiant, à Paris. Mais je n’oublie pas les élections régionales. Je suis attachée à ma région et à la ville de Caen. Je voterai par procuration. J’ai toujours voté depuis mes 18 ans. Je suis Miss France, mais aussi citoyenne.
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[ via l’article d’origine ]
Recueilli par Guillaume Ballard, ouest-france.fr
publié, le 14 Mars 2010