Football : l’Olympique Lyonnais reprend la main
La pression était énorme sur l’Olympique Lyonnais. En match en retard de la 34e journée, les hommes du président Aulas n’ont pas manqué l’occasion de remonter sur le podium, en dominant une triste équipe de Monaco (3-0), mercredi soir à Gerland. Les buts de Pjanic, Gomis et Lisandro permettent à l’OL de prendre une option sur la qualification pour la Ligue des champions, devant Auxerre.

Lyon grimpe sur le podium en Ligue 1. (Reuters)
La donne était simple. Après son match nul à Valenciennes le week-end dernier (2-2), l’OL avait besoin de deux victoires pour s’assurer de terminer sur le podium de Ligue 1 à la fin de la saison, et garder l’espoir de jouer la Ligue des champions la saison prochaine. La première partie du contrat, ce mercredi, en match en retard de la 34e journée, a été parfaitement remplie (3-0). Les Lyonnais, bien plus entreprenants que les hommes de la Principauté, ont trouvé par la faille par Pjanic, Gomis et Lisandro. Et peuvent maintenant se tourner vers la réception du Mans, samedi. Avec le même objectif de victoire.
Condamné à l’emporter, Claude Puel a logiquement opté pour un schéma offensif face à l’ASM, en titularisant Gomis en attaque, avec Bastos et Lisandro. Il devra rapidement revoir ses plans à cause de la blessure de Källström, touché à la cheville dès la première action, et remplacé par Ederson. Gomis en pointe, Lisandro se retrouve exilé sur le flanc gauche et n’en reste pas moins le Lyonnais le plus dangereux en début de rencontre. Non retenu par Maradona pour la Coupe du monde, l’Argentin se glisse entre Modesto et Adriano et parvient à frapper. Son tir est contré par le capitaine monégasque (3e), puis sa tête piquée manque le cadre alors que Modesto avait glissé (13e).
Après les déclarations de Jean-Michel Aulas à Valenciennes samedi soir, fustigeant l’arbitrage de M. Bré, la prestation de M. Lannoy allait fortement être scrutée avec un intérêt tout particulier. Malheureusement pour lui, le meilleur sifflet français commence par se tromper, en accordant un coup franc à l’OL pour une main totalement imaginaire d’Adriano (15e). Puis il offre un corner aux Gones, après une frappe dévissée de Lisandro, visiblement pas touchée par Nkoulou (27e). Le hic, c’est que, sur l’action qui suit, Pjanic ouvre le score, d’une demi-volée déviée par le dos de Toulalan, et qui file dans la lucarne de Ruffier (1-0, 28e). Le Bosnien, déjà buteur face à Auxerre il y a une semaine, récidive pour le plus grand bonheur de Gerland, et concrétise la très nette domination lyonnaise.
Bastos dans un bon jour
Monaco ne se formalise pas de cette ouverture du score et sort enfin de sa torpeur. Les attaquants commencent à se montrer. Et l’OL se met à tergiverser. Nenê expédie d’abord un coup franc dans le mur (35e). Puis Pino profite d’une mauvaise relance de Cris pour tenter sa chance, à côté (40e). Enfin, Lloris doit s’interposer devant Nenê, coupable d’un tacle sur le genou du gardien de l’équipe de France (41e). Déjà en vue un peu plus tôt dans la partie, lorsqu’il avait expédié une volée dans les tribunes (26e), Bastos trouve le poteau de Ruffier, après une action confuse, consécutive à nouveau corner pour l’OL (45e).
Appelé par Dunga dans la Seleçao pour le Mondial sud-africain, le Brésilien est dans un bon jour. C’est lui qui dévie superbement pour Pjanic sur la droite, pour permettre à l’ancien Messin de centrer au cordeau pour Gomis, lequel n’a plus qu’à fusiller le gardien monégasque pour le deuxième but lyonnais, dès le retour des vestiaires (2-0, 47e). Désormais un peu plus à l’abri, l’OL peut dérouler. Ederson s’essaie en contre-attaque, de loin (57e). Gomis, sur une remise de Bastos, oblige ensuite Ruffier à une parade réflexe sur sa ligne (59e).
Le gardien monégasque, encore mis à contribution sur un coup franc tendu de l’omniprésent Bastos (67e), puis sur une tête à bout portant de Lisandro (68e). Beau joueur, l’Argentin ira féliciter son adversaire, encore auteur d’une prestation de très, très haut niveau. Monaco se réveille à nouveau dans le dernier quart d’heure, par Sagbo (83e) puis Modesto (84e). Mais c’est bien Lisandro qui s’offre le troisième but lyonnais. Le meilleur joueur de Ligue 1 efface Ruffier du droit puis marque du gauche (3-0, 87e). Reste que sans un grand Ruffier, l’addition aurait pu être encore plus salée pour les Monégasques. Elle convient en tout cas parfaitement à Jean-Michel Aulas.
[via] nouvelobs.com