Football : L’OM passe en force

Kaboré et l'OM toujours dans la course au titre. (Reuters)
Grâce à deux lourdes frappes signées Kaboré et Taiwo, les Marseillais ont eu raison des Lyonnais dimanche soir au stade Vélodrome (2-1), en conclusion de la 29e journée de Ligue 1. Au classement, les joueurs de Deschamps remontent à la quatrième place, à trois points du leader bordelais vainqueur un peu plus tôt à domicile de Lille (3-1). L’OL est à cinq longueurs.
Cette fois-ci, l’OM a connu une fin heureuse. Jeudi soir, Benfica avait puni les Marseillais dans le temps additionnel pour une victoire synonyme de quart de finale de la Ligue Europa. Trois jours après, le stade Vélodrome s’est encore tendu dans les dernières minutes avec à la clé le bonheur d’un succès face aux tombeurs du Real Madrid, sur ce même score de 2-1. En manque cruel de solution offensive dans ce dernier match de la 28e journée, les Olympiens ont été sauvés par deux joueurs habitués à défendre : Kaboré et Taiwo. Le Nigérian a renversé le destin de ce choc des Olympiques d’un missile dont la mise à feu s’est déclenchée à 10 minutes du terme.
Sauvés par les poteaux à deux reprises et après une première période proche du néant, les Marseillais peuvent s’estimer heureux de continuer à se trouver dans l’ombre de Bordeaux, prêt à lui ravir le trône au moindre faux pas des Girondins. Leur explication samedi prochain en finale de la Coupe de la Ligue vaudra en tout cas le détour. Chanceux l’OM ? Certainement mais comme on a l’habitude de dire, la baraka s’équilibre sur la saison. A neuf matches de la ligne d’arrivée, Provençaux et Aquitains ne sont séparés que par trois points et comptent un match en retard. Les Lyonnais, eux, sont relégués à cinq longueurs de la tête mais en jouant comme ils l’on fait dimanche, peu ou pas d’équipes réussiront à les battre.
Un OL version Ligue des champions
Le début de cet OM-OL est plus que pénible pour les Marseillais. L’absence de Cheyrou pèse énormément au milieu de terrain où les Lyonnais développent leur jeu les yeux fermés. Également bien plus mobiles que leurs hôtes, les hommes de Puel s’approchent trop facilement de Mandanda, obligé de sortir le grand jeu devant Pjanic dès la 4e minute. Le gardien de l’OM est ensuite tout heureux de voir la puissante frappe de Delgado, isolé sur le côté gauche de la surface de réparation, se fracasser sur son montant gauche (13e). A la peine, comme très rarement cette saison, les Provençaux ne répondent que sur coup de pieds arrêtés pour la plupart mal tirés. Taiwo (6e), Ben Arfa (7e) dévissent même si le Nigérian est tout près du cadre sur sa deuxième tentative (19e). Dans la foulée, après un nouveau tir de Gonalons (19e), par ailleurs auteur de cinq fautes en première période, Govou se montre maladroit, heureusement pour l’OM (20e).
A la mi-temps de ce premier acte, l’OL a déjà tiré sept fois au but et Marseille cherche des occasions face à une équipe qui semble l’étouffer. Elle viendra par Taiwo qui après un numéro sur son côté gauche, centre fort dans la zone de vérité avant que Toulalan ne dégage comme il le peut (27e). Puis Lucho alerte Niang d’une longue ouverture, le capitaine olympien du bout du pied n’inquiètant pas Lloris (35e). Lucho s’essaie ensuite à l’entrée de la surface, du gauche, encore hors cadre (35e). L’OM termine mieux la période qu’il ne l’avait débutée. Mais à l’exception de Taiwo et Lucho, les joueurs de Deschamps n’évoluent pas à leur niveau, et de très loin. Au retour des vestiaires, la leçon n’est pas retenue pour des Marseillais encore en vacances. Après 45 secondes, le tir de Pjanic est renvoyé par la transversale (46e). Celui de Kaboré, comme réponse aux Gones, passe de peu à droite des montants de Lloris (50e), à l’image de la tête de Taiwo, sur coup franc de Lucho (53e). Marseille obtient un nouveau coup de pied arrêté dans les instants qui suivent (54e) et Diawara, oublié au marquage, loupe sa tête piquée.
A chacun sa période
Après le frisson de Pjanic dans la première minute, l’OM a repris ses esprits et s’appliquent un peu mieux dans la transmission de balle. Le contrôle de la poitrine de Lucho n’est pas assuré mais Niang hérite du cuir par bonheur. Hélas pour le meilleur canonnier de Ligue 1, il loupe la cible de manière surprenante (59e). Il est ensuite trop court sur une déviation de Brandao entré à l’heure de jeu (64e). Une maladresse surprenante du buteur olympien effacée par Kaboré qui doit sa titularisation à la blessure de Cheyrou. Le Burkinabé prend sa chance de loin, Cris dévie légèrement la trajectoire qui trompe Lloris (1-0, 67e). La joie ne durera pas bien longtemps, jusqu’au coup de tête de Gomis, suite à un coup franc de Källström repris au point de penalty par l’ex-Vert (1-1, 80e). Et voilà que le spectaculaire 5-5 du match aller retrouve un peu de vie en ce jour de printemps. Le temps que les supporters phocéens laissent éclater leur colère, Taiwo allume une mèche qui n’a pas de mal à embraser l’enceinte marseillaise pour la deuxième fois (2-1, 81e).
Ce qui n’empêche pas Lyon de se montrer dangereux jusqu’à la dernière seconde. La fin de match est irrespirable pour le Vélodrome, Lyon accumulant les corners et les coups franc. Le coup de sifflet de Fredy Fautrel n’en est que plus jouissif dans le camp marseillais, inquiété une dernière frappe de Gomis qui rencontre un Mandanda vigilant (89e).
[Via] nouvelobs.com