Agitation rock au bon souvenir des Stones
Le documentaire « Stones in Exile » était projeté mercredi à la Quinzaine des réalisateurs…

Stones in Exile revient en archives sur l'enregistrement de l'album Exile on Main Street. J. MARSHALL
Stones are not dead, à en croire la queue qui encerclait mercredi le Palais Stéphanie sur 500 m. A l’entrée, c’est la bousculade. Avec leur badge « cinéphile », Laure-Annaïse, Mylène et leurs copines attendent depuis trois heures. Ces étudiantes de Montpellier n’auraient manqué ça pour rien au monde. Pas tant pour la projection du documentaire Stones in Exile, making-of de l’album Exile on Main Street sorti en 1972, que pour voir Mick Jagger en chair et en os et «rendre leurs mères vertes de jalousie».
Jagger est rock, Richards est roll
A 17h, Mick Jagger monte sur scène avec le réalisateur Stephen Kijak. Le premier explique qu’à l’époque du film, « nous étions jeunes, beaux et stupides, alors que maintenant, nous ne sommes plus que stupides ». Le second ajoute qu’à l’époque, il « fêtait ses 1 an ». La projection peut commencer.
L’action se passe en France, entre juillet 71 et mars 72 dans une villa de Villefranche-sur-mer, près de Cannes. C’est là que les Rolling Stones se sont « exilés » d’Angleterre le temps d’enregistrer l’un des plus grands albums de tous les temps. Le film est riche d’images d’archives et de scènes dialoguées. « Mick est rock et moi je suis roll, raconte le Keith Richards de l’époque. Lui aime tout prévoir et moi juste voir qui est là quand je me lève ».
Mini-débat à l’issue de la projection. Mick Jagger se montre « cool », mais manque un peu d’inspiration face aux questions qui fusent dans la salle: « Etes-vous nostalgique de cette époque? Pas tant que ça, le DVD n’existait pas ». – « Après Godard et Scorsese, avec quel réalisateur aimeriez-vous tourner? Je ne sais pas… » Trois autographes plus tard, il s’éclipse. Sans son groupe. Sans chanson.
[via] Stéphane Leblanc, envoyé spécial à Cannes, 20minutes.fr