Economie – Les banques françaises sont solides

La Société Générale, la banque française la plus « solide » selon les tests du CECP. Reuters
Elles ont passé avec succès leurs tests de résistance. Sur les 91 établissements européens passés au crible, seuls sept ont échoué.
Pas d’inquiétude, les banques françaises vont bien. En tout cas, les quatre grandes qui passaient l’épreuve des « stress tests » ou « tests de résistance » à une nouvelle chute des marchés financiers : BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE).
« Les banques françaises sont aujourd’hui parmi les plus solides d’Europe », s’est exclamé Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et président de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui menait les tests avec le Comité européen des contrôleurs bancaires (CECB).
« Ce succès était prévisible, car il est en ligne avec les résultats obtenus dans les tests régulièrement menés en France, ainsi qu’avec la capacité avérée des banques françaises à traverser la crise récente », estime l’ACP. Ces quatre banques françaises représentent 80 % des actifs bancaires nationaux. La Société générale est celle qui est le plus en capacité d’affronter des chocs, suivie par la BNP Paribas, le Crédit agricole et enfin le groupe BPCE.
Sept banques européennes recalées
L’exercice se voulait ambitieux. 91 banques européennes ont été soumises à différents scénarios, avec des chocs plus ou moins importants sur l’économie (l’effondrement d’une banque comme Lehman Brothers par exemple). Seules sept d’entre elles n’ont pu y répondre correctement et devront donc lever des fonds pour renforcer leur situation financière. Le CECB a ainsi recalé une allemande (Hypo Real Estate), cinq Espagnoles (sur 27 testées) et une grecque.
Ces tests se basaient sur un scénario de reprise en « W », c’est-à-dire une courte reprise de l’économie suivie par une rechute. Les banques devaient montrer leur force et leur capacité à se financer dans le cadre d’une chute des marchés financiers de 20 % et d’importantes hausses des taux d’intérêt.
[via] Jessica Dubois