France-Football : Les Bleus sont prêts
L’équipe de France a confirmé, jeudi contre la Pologne, sa montée en puissance dans ce championnat d’Europe autrichien. Vainqueurs (29-24) d’un match à ne pas perdre, les champions du monde sont ainsi qualifiés pour les demi-finales. Premiers de leur poule, Nikola Karabatic et ses coéquipiers retrouveront samedi l’Islande pour une place en finale.

Karabatic et les Bleus sont dans le dernier carré. (Reuters)
C’est une autre équipe de France que l’on verra samedi. En comparaison à leurs débuts laborieux dans la compétition, les joueurs de Claude Onesta ont retrouvé une bonne partie de leurs forces, au moment de rencontrer l’Islande pour une place en finale, et à l’issue de cette phase de poules achevée jeudi par une victoire finalement bien maîtrisée face à la Pologne (29-24). Un adversaire présenté, à juste titre, comme probablement le plus dangereux pour les Bleus.
Une raison supplémentaire pour que Fernandez et ses copains abordent cette rencontre capitale – une défaite et les demi-finales s’envolaient – armés d’une concentration extrême. Et en particulier du côté d’Omeyer, dont on ne sait plus comment qualifier les brillantissimes prestations. Un début de rencontre marqué ainsi, une fois encore, par une performance énorme du meilleur joueur du monde 2009. Avec cinq arrêts pour autant de tirs polonais (après 5’43 de jeu), le gardien de l’équipe de France écoeure l’adversaire et permet aux champions du monde de se lancer parfaitement dans ce match décisif.
Les cadres au rendez-vous
Après un peu plus de 11 minutes, les hommes de Claude Onesta mènent 6-2 suite au premier but de Jérôme Fernandez. Michael Guigou, qui fêtait ce jeudi son 28e anniversaire, ouvre son compteur à la moitié du premier acte (8-4, 16e) avant de creuser un peu plus l’écart (10-4, 19e) bien décalé sur son aile gauche. Et c’est au tour de Daniel Narcisse de se régler un peu plus et de faire apprécier l’ultra-puissance de son bras (12-7, 24e et 13-7, 25e). La première période s’achève sur une nouvelle parade d’Omeyer, alors que les Polonais avaient une balle de -3 (14-10, 29e). Dans la foulée, le missile envoyé par Narcisse place les champions du monde dans une position plus confortable à la pause (15-10).
Le second acte démarre exactement sur les mêmes bases que le précédent en faveur des Bleus. Cinq gros arrêts d’Omeyer maintiennent les Bleus en avance (16-11, 35e), avant que les Polonais ne trouvent enfin la faille (16-12, 36e). Omeyer brille, mais il n’est pas suivi par ses camarades, muets depuis le but de Narcisse juste avant la pause. C’est justement le joueur de Kiel, qui relance la machine, sur un contre (17-12, 37e), suivi par Guigou sur penalty (18-13, 39e) et un Karabatic aérien (19-14, 40e) puis efficace de près (20-15, 41e). Les deux joyaux des Experts sont enfin au diapason pour le plus grand bonheur de leur formation. Les Polonais pourtant se rebiffent (20-17) et ont plusieurs possibilité de recoller à deux longueurs, mais la maladresse est dans les deux camps et l’élan des hommes de Bogdan Wenta est freiné par l’expulsion temporaire de M. Lijewski. Abalo en profite pour briser une petite période sans but (21-17, 47e).
Omeyer irrésistible
Les Français se retrouvent en infériorité numérique, mais le génial Abalo use de sa malice pour maintenir la pression sur la Pologne (24-19, 51e), qui change de gardien. Wyszomirski est heureux sur le penalty de Guigou, qui termine sa trajectoire sur le poteau et ses coéquipiers redeviennent menaçants (21-24, 54e). Omeyer est ensuite bien inspiré dans la foulée d’éviter un retour plus pressant avec une nouvelle parade avant que Soraindho ne soigne ses stats, 5 sur 5, (25-21, 56e). Mais la Pologne, pugnace malgré sa qualification déjà acquise avant cette rencontre, recolle malgré tout (23-25, 57e).
Le money-time, preuve que ces Bleus gèrent mieux les moments décisifs d’une partie, tourne quand même à l’avantage des champions du monde. Narcisse par deux fois, puis une énième parade d’Omeyer font un bien énorme aux champions du monde (27-23, 58e), d’autant que Karabatic éteint toute possibilité de retour des Polonais (28-23, 59e). Et Guigou de conclure pour les Bleus (29-24). Samedi, la demi-finale aura le goût des retrouvailles puisque l’Islande, dominée en finale des JO à Pékin, fera à nouveau barrage à Onesta et ses hommes.
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nouvelobs.com
publié, le 29 Janvier 2010