La fessée se prend une rouste
Cette pratique reste trop répandue aux yeux du Conseil de l’Europe, qui organise un débat ce mardi…

La fessée est de plus en plus contestée mais toujours pratiquée./Coll-Devaney/SUPERSTOCK/SIPA
Pour ou contre la fessée? C’est l’éternel débat, qui fait l’objet d’une réunion au sommet ce mardi à Strasbourg. Sous l’égide du Conseil de l’Europe et en coopération l’ONG Save the Children, plusieurs spécialistes, opposés aux châtiments corporels infligés aux enfants, sont amenés à faire le point sur l’évolution du débat autour de la fessée, trente ans après son interdiction en Suède.
Actuellement, vingt pays européens ont instauré l’interdiction de la fessée et huit autres se sont engagés à le faire. En France, la députée UMP Edwige Antier, célèbre pédiatre, a récemment déposé une proposition de loi qui vise à interdire les châtiments corporels sur les enfants, dont la fessée. Mais rien ne garantit qu’elle soit débattue en séance publique et, a fortiori, votée. Contacté par 20minutes.fr, le groupe UMP de l’Assemblée nationale n’était pas en mesure d’indiquer si la proposition de loi allait être inscrite au calendrier.
C’est que cette pratique semble avoir le vent en poupe dans l’Hexagone. Selon une étude menée en 2006-2007 par l’Union des familles en Europe et citée par le parisien.fr ce mardi, la génération actuelle s’y adonne davantage que la génération précédente.
Le débat dépasse de loin les frontières européennes. L’Université Tulane, à la Nouvelle-Orléans, a mené des travaux de recherche sur la question, publiés ce mois-ci dans le journal Pediatrics. Il en ressort que les enfants à qui l’on administre plus souvent la fessée à l’âge de 3 ans sont plus prompts à l’agressivité à l’âge de 5 ans.
[via] Catherine Fournier, 20minutes.fr
publié, le Mardi 27 Avril 2010