Pour faire des économies, fermez les sites Internet
Dans tous les cas, c’est la solution qu’a trouvée la Grande-Bretagne…

Internaute, avril 2008 VALINCO/SIPA
Des centaines de sites gouvernementaux doivent être abandonnés en Grande-Bretagne, dans l’intention d’économiser des millions de livres, a annoncé le cabinet du Premier ministre.
Le gouvernement finance actuellement 820 sites: 75% doivent fermer. Les autres devraient réduire leurs coûts de 50%. Une étude menée dans le pays a récemment montré que 46 des sites gouvernementaux coûtaient 126 millions de livres (155 millions d’euros). Les coûts allant de 11,78 livres (pour un site comme uktradeinvest.gov.uk) par clic à 2,15 livres (pour businesslink.gov.uk) ou même 2 centimes de livres (defra.gov.uk).
[reus id= »4851″ meta= »tradedoubler236x60″]
Certains sites, indépendamment de leurs coûts importants, sont par ailleurs inutiles, car redondants. Au cabinet du Premier ministre, Francis Maude explique: « Le gouvernement va s’attacher à reprendre le contrôle financier sur ses sites. Les jours de sites de gloriole sont terminés ».
« Fausses économies »
L’ancienne secrétaire à la Culture, Tessa Jowell, s’inquiète du fait que ces fermetures pourraient faire « de fausses économies ». Mettre certains services en ligne coûte certes de l’argent, mais moins que de les fournir de façon non virtuelle. Sans compter que « c’est plus efficace en ligne », selon elle. « Les mesures annoncées pourraient finalement coûter au gouvernement plus qu’autre chose ». Le gouvernement n’a pas non plus parlé du sort des employés travaillant pour ces sites.
En France, de nombreux sites ont été créées ou améliorés ces dernières années, pour renforcer l’image des politiques ou rendre plus accessibles certains services. En mars dernier, la présidence avait ainsi lancé en fanfares le nouveau site Elysée.fr. (raillé par le Web). Coût: 100 000 euros.
[via] Charlotte Pudlowski, 20minutes.fr