France-Education : 2010, année record avec 2,3 millions d’étudiants
Pour la ministre Valérie Pécresse, l’enseignement supérieur doit donner les meilleures chances à ses étudiants, en particulier lors de leur première année.

Ils n'ont jamais été aussi nombreux : 2 347 700 étudiants font leur rentrée, soit + 1,4% par rapport à 2009. Pour maintenir cette tendance, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a invité les universités, les instituts technologiques et les grandes écoles à donner les meilleures chances aux nouveaux inscrits. Photo : Blandine Lemperiere
Le nombre d’étudiants en France n’a jamais été aussi grand qu’en cette rentrée : 2 347 700. La progression atteint 1,4 %. Pour que cette tendance se maintienne, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a invité hier, à Paris, les universités, les instituts technologiques et les grandes écoles à donner les meilleures chances aux nouveaux inscrits, qui débutent dans le supérieur. D’autant qu’ils risquent de se faire plus rares. « Selon l’estimation provisoire du baccalauréat de la session de juin, 530 000 bacheliers auraient été reçus cette année, soit une baisse de 7 000 reçus », indique Valérie Pécresse.
« Innovation et promotion »
Pour limiter le taux d’échecs dès la première année, des changements sont appliqués, notamment dans la filière santé. Désormais, les étudiants en médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme vivront une année commune. Et chaque étudiant qui aura la moyenne validera sa première année. Cela ne veut pas dire qu’il entrera ensuite dans la spécialité de son choix. En effet, les numerus clausus demeurent (1). Mais il pourra poursuivre en 2e année dans d’autres filières scientifiques. « On ne perd plus son année », appuie la ministre.
Autre piste qui s’ouvre : l’élaboration de référentiels pour les licences. Les présidents d’université doivent dire « quelles compétences seront acquises au cours de la formation ». Mais pas seulement : ils devront indiquer si chaque étudiant aura un professeur référent, un tuteur ; si les cours seront donnés dans des classes plutôt que dans de grands amphis ; si les classes seront dédoublées…
Ils devront préciser comment seront évaluées les compétences des étudiants ; s’il y aura un contrôle continu, un contrôle de l’assiduité… C’est une chance à saisir car, s’en félicite la ministre, « l’image de l’université française a changé. Elle est plus attractive ». Valérie Pécresse y voit, bien sûr, la conséquence de la politique conduisant à l’autonomie. Les universités innovent et font « la promotion de leurs diplômes ».
Deuxième chantier : la rénovation des sections de techniciens supérieurs. Valérie Pécresse souhaite que les bacheliers titulaires du bac pro aient de meilleures chances de réussir en BTS. Or ceux-ci sont parfois à la peine, décrochent, abandonnent. C’est d’autant plus rageant que les besoins en techniciens supérieurs sont réels.
Là, ce sont les proviseurs de lycées technologiques qui sont invités à plancher pour dire, eux aussi, comment ils comptent accompagner les étudiants, remédier à leurs difficultés… « Nous lançons un appel à projet », explique la ministre, qui veut que chaque établissement « fasse du sur-mesure », pour ne perdre personne en route.
[via] Philippe Simon, ouest-france.fr