Plus de 30 000 personnes au festival Scopitone à Nantes

Foule vendredi et samedi soirs pour les dernières Nuits électro dans les halles Alstom. Où auront lieu les suivantes ? Ludovic Failler.
Avec plus de 30 000 spectateurs, le festival, qui s’est achevé hier soir dans les halles Alstom, a enregistré sa meilleure performance et élargi son public. En 2011, il investira de nouveaux lieux nantais.
La fin d’un cycle
Les halles Alstom ont connu ce week-end leurs dernières Nuits électro. Elles fermeront bientôt pour travaux, avant d’accueillir notamment l’École des Beaux-Arts. Le lieu sera regretté : après s’être excentré pendant plusieurs années à la Trocardière, le festival avait pris ses marques dans la ville. Autre élément : l’ouverture sur l’île de Nantes, pile dans un an, de la Fabrique, nouvelle résidence pour l’Olympic et Trempolino. « C’est le début d’un nouveau cycle pour le festival. Nous allons reconfigurer son logiciel », explique Eric Boistard, directeur de l’Olympic. Le festival sera repoussé en octobre mais continuera à investir d’autres lieux nantais.
Marque de fabrique
Artistiquement, le logiciel ne changera pas. « Depuis 2007, on fait la part belle à tout ce qui n’est pas que musique. Face aux autres festivals français, Scopitone a un visage original, équilibré entre arts numériques et électro. Avec cette formule-là, on n’a jamais eu autant de succès. »
Envie de rester en ville
Où organiser les prochaines Nuits électro ? « On n’a pas envie d’aller au Zénith, ni à la Trocardière, ni à la Beaujoire », prévient le programmateur Jean-Michel Dupas. Des pistes ? L’usine Béghin Say : « On y pense, mais on sera confronté au problème de faire cohabiter des activités culturelles et l’agroalimentaire. » Plus proches, les Nefs des Machines. Elles ont déjà accueilli le festival par le passé. « On a fait une parenthèse cette année pour des raisons financières. Mais le lieu reste incontournable pour les éditions prochaines. »
Cathédrale, Tour Bretagne…
C’est aussi la marque de fabrique du festival d’investir des lieux « emblématiques ou insolites » pour accueillir des propositions artistiques inédites. Les idées ne manquent pas : la cathédrale (déjà sollicitée il y a un an pour accueillir un concert), la tour Bretagne (un mapping sur sa façade ?), mais aussi « des silos, des souterrains, des terrasses, des hôtels, des grues, des usines… », imagine Cédric Huchet, programmateur arts numériques. Il se passera encore quelque chose à la piscine, c’est sûr. Au Château aussi, sans doute, où plus de 11 000 personnes sont venues admirer le mapping du label AntiVJ. Un succès pour ce projet coûteux (60 000 €, soit 10 % du budget du festival) qui a bénéficié de partenariats spécifiques. Dans la foulée du Château, d’autres partenariats sont envisagés, avec des entreprises, des laboratoires universitaires…
[via] Isabelle Labarre, ouest-france.fr