Continental propose des postes en Tunisie, pour 137€ par mois
Le fabriquant de pneumatiques Continental a proposé à ses salariés de l’usine de Clairoix (Oise), licenciés dans le cadre d’un PSE, des postes au sein du groupe en Tunisie à 137 euros par mois afin de respecter le code du travail, provoquant l’indignation lundi de la CGT du site. « Ça fait trois ans que Continental se fout de notre gueule », commente un syndicaliste.

Obligation légale pour l'entreprise, Continental propose à ses salariés des postes en Tunisie à 137 euros par mois. Photo : Daniel Fouray
Des formations pour les salariés de l’usine fermée
Autre son de cloche au siège du groupe. « C’est une obligation légale. Ce n’est en rien révélateur de l’ampleur des moyens mis en oeuvre pour le reclassement des salariés », a expliqué un responsable de la communication du groupe.
Il a souligné notamment que 544 programmes de formation, dont les trois quarts de plus de 500 heures, ont été mis en place pour une partie des 1 120 salariés de l’usine fermée début 2010. « Il y a une obligation de proposer tout poste disponible en interne correspondant aux compétences des salariés et pour lesquels la langue n’est pas une barrière », a-t-il précisé.
L’entreprise veut rester dans la légalité
« Nous sommes pris entre le marteau et l’enclume », a dénoncé ce responsable, espérant une évolution prochaine du code du travail. Selon lui, l’entreprise s’expose soit à des poursuites devant les tribunaux si elle ne propose pas ces postes, soit à l’indignation du grand public si elle fait ces propositions jugées indécentes.
« Ça fait trois ans que Continental se fout de notre gueule »
Le délégué syndical CGT de l’usine, Xavier Mathieu, a cependant dénoncé « une provocation de la direction à l’égard des salariés de Continental. Quel Cynisme. Même les Tunisiens ne veulent pas de ces postes » payés 137 euros brut par mois pour travailler en 3×8, a-t-il lancé. « Ça fait trois ans que Continental se fout de notre gueule », commentait un autre salarié sur France Info. « Même eux n’y croient pas. La preuve il ont envoyé 600 courriers pour 60 postes. »
[via l’article d’origine ]
ouest-france.fr
publié, le 30 Mars 2010