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Jean-Paul Belmondo fête son anniversaire de 80 ans

Jean-Paul Belmondo fête ses 80 ans aujourd’hui

80 ans, Un âge sage et un anniversaire, que Jean-Paul Belmondo a préparé avec ses proches, tous réunis pour fêter avec lui cet évènement. Sa fille Stella, son rayon de soleil, comme il le dit si bien, la petite fille qu’il a eue avec Natty, était aussi de la partie, ravie d’être avec toute sa famille. L’acteur était chez son fils Paul et sa femme Luana ce week-end pour organiser la fête. Sa fille Florence, qui vit aux États-Unis, a traversé l’Atlantique pour lui, avec ses trois enfants, Christopher, Nicholas et Annabelle.

Esprit de la Fête de la musique, es-tu las ?

Ce soir, des millions de Français vont sortir écouter des groupes. Depuis 1982, l’arrivée de l’été se fête en musique. Si cette manifestation, créée par Jack Lang, reste extrêmement populaire, est-elle toujours le rendez-vous des musiciens du dimanche ? La spontanéité de l’événement, revendiquée à ses débuts, ne donne plus toujours le la de cette soirée.

La « Flan-fare aux pruneaux », ce week-end, dans les rues de Quimper. Ces musiciens sont instits, chauffagiste, chef d'entreprise... Ils répètent chaque vendredi soir à Questembert (Morbihan). Le 21 juin, dans les grosses villes, les groupes accoustiques amateurs se frayent difficilement une place entre les grands podiums. Vincent Mouchel

Avant, on se pointait à la dernière minute devant un bar. On tirait une ligne électrique et c’était bon : on pouvait jouer. » Guitariste dans un groupe amateur de Clermont-Ferrand, Wilfried, 39 ans, se souvient de sa première Fête de la musique. C’était en 1990. Sur un bout de trottoir, il faisait partager aux badauds sa passion pour le heavy rock. Dans une ambiance de kermesse improvisée. À l’arrache. Comme l’avaient voulu, en 1982, les créateurs de cet événement, Jack Lang, alors ministre de la Culture, et Maurice Fleuret, directeur de la musique au ministère.

« Faites de la musique ! », matraquaient les premiers spots radio. Vingt-huit ans après, la Fête de la musique a-t-elle gardé son esprit d’origine ? Guitare à la main, trompette aux lèvres et flûte au bec, les musiciens du dimanche sont-ils toujours bienvenus?

Pour Huguette Bonomy, de la Fédération française des MJC (Maisons des jeunes et de la culture), la Fête n’a plus le même sens : « La programmation institutionnelle n’a cessé de prendre de l’importance. Les grandes villes installent des grosses scènes et invitent des artistes professionnels ou semi-professionnels. Et cela fait de l’ombre au reste, notamment à la pratique amateur. »

Pour cette ancienne directrice d’une MJC marseillaise, les écoles de musique ne sont plus autant mises en avant. Obtenir une scène bien placée devient plus difficile, chaque 21 juin. Elle se souvient d’une édition où, installée au bout du port, la représentation était finalement tombée à l’eau. « Y’avait pas de passage. Au bout d’une demi-heure, on est rentré… » A Marseille, à Rennes et dans la plupart des grandes villes, les emplacements stratégiques sont souvent réservés aux groupes connus ou aux artistes qui montent.

Cette évolution, Isabelle Matas, qui pilote l’événement en Ille-et-Vilaine, la reconnaît, mais ne la critique pas. « Les premières Fêtes avaient un côté ‘audition de fin d’année’ pour les écoles de musique. Mais les élèves d’hier ont grandi. Ils ont formé des groupes et sont autonomes dans leurs pratiques musicales. »

« Grosses guitares » à la campagne

Quid des musiciens apprentis? « On les entend moins. » « Il n’y a plus le même esprit, opine Dany Nué, instituteur retraité et membre de la Flan-fare aux pruneaux, de Questembert (notre photo). Les grosses installations bruyantes prennent un peu trop de place à mon goût… »

Musiciens, organisateurs, responsables d’associations… Tous s’accordent à dire que le succès de cette manifestation lui a fait perdre sa liberté des débuts. « Les villes coordonnent l’événement. La spontanéité, c’est bien, mais il faut éviter la cacophonie, surtout quand il y a beaucoup de groupes à vouloir jouer », explique Sylvie Canal, la coordinatrice nationale de la Fête de la musique.

Au grand dam de notre heavy rockeur de Clermont qui, depuis quelques années, délaisse les centres-villes, « trop encadrés ». Chaque 21 juin, Wilfried, ses potes à cheveux longs et leurs « grosses guitares » foncent à travers la campagne. Et s’y dénichent un troquet à la programmation moins réfléchie. « Ça se fait à la bonne franquette. » À défaut de grosses affluences, ils y retrouvent l’ivresse de leurs premiers concerts.

Dany, le musicien de fanfare, ira quand à lui à Redon, une ville de taille moyenne. « La fête y reste sympa. Je trouve encore des groupes jouant en accoustique. » Son trombone à coulisse sera dans le coffre de la voiture, au cas où…

L’institutionnalisation de cette fête a cependant transformé son message. « Il n’y a plus vraiment de communication sur l’aspect participatif de cet événement. On n’entend plus le slogan d’origine Faites de la musique », note Jean-Damien Terreaux, de la Confédération nationale des foyers ruraux, l’équivalent des MJC dans les petites villes. Aujourd’hui d’ailleurs, s’il n’y a pas d’associations à l’initiative, c’est rare que les gens sortent pour jouer. C’est notamment le cas dans les petites communes. »

À l’image de plusieurs villes de l’Ouest qui annoncent un retour de la Fête de la musique « telle qu’elle était à ses débuts », Chartres-de-Bretagne, bourgade de 7 000 habitants au sud de Rennes, n’a pas installé de scène cette année. « C’est aux musiciens de la commune de s’approprier la rue », résume Mokrane Babour, l’adjoint à la culture.

Les villes plus grandes suivront-elles le pas ? La baisse des subventions pour les manifestations culturelles donnera-t-elle un regain d’intérêt à l’esprit d’origine de cette fête ? Pour Huguette Bonomy, de la Fédération des MJC, « le manque d’argent fera de nouveaux parler des amateurs et des bénévoles, notamment le 21 juin ». Un mal pour un bien ?

[via] Julien Marchand, ouest-france.fr

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