France – Les indemnisations pour les chômeurs reconduites

Syndicats et patronat sont parvenus à un projet d’accord sur une nouvelle convention d’assurance-chômage. Plus de 2 millions de chômeurs sont concernés. Des syndicats saluent même quelques avancées.
Un projet d’accord. « Ce n’est pas le texte du siècle », de l’aveu du négociateur de la CFDT, Laurent Berger. Mais c’est quand même un projet d’accord en bonne et due forme, qui était inespéré tant les discussions ont été tendues. Syndicats et patronat ont fini par s’entendre, hier, sur une nouvelle convention d’assurance-chômage, qui prendra effet le 1er juin et courra jusqu’à fin 2013. Pas de remise en cause des grandes lignes de la précédente convention, et même « une amélioration des droits pour un certain nombre » de chômeurs, se réjouit FO. Inchangé, par exemple, le principe d’« un jour cotisé, un jour indemnisé ». Et des avancées pour les travailleurs saisonniers (qui seront mieux indemnisés) et les titulaires d’une pension d’invalidité (qui pourront cumuler celle-ci avec une allocation).
Un compromis. Ce fut le noeud des négociations. Le patronat voulait pouvoir baisser les cotisations patronales et salariales dès que l’Unedic ferait des bénéfices et ce, quelle que soit l’état de la dette cumulée, qui est dantesque : 11 milliards d’euros prévus cette année. Refus catégorique des syndicats. Mais, coup de théâtre, hier après-midi : les représentants des patrons ont accepté de conditionner la baisse des cotisations à la réduction de la dette. Tout en posant une condition : cette clause restera inscrite dans le marbre jusqu’en 2016.
Des reports. Des sujets épineux ont toutefois été relégués à plus tard, après examen par un groupe de travail. C’est le cas, notamment, des « droits rechargeables ». Les syndicats estiment qu’un chômeur ayant droit, par exemple, à six mois d’indemnisation et reprenant le travail au bout de quatre mois, doit pouvoir conserver son reliquat de droits.
Des signatures. Les syndicats vont désormais consulter leurs organisations avant de signer, ou non, le texte. CFDT, CDTC, FO et CFE-CGC ont déjà dit qu’elles émettraient un avis positif. De son côté, la CGT, qui n’a jamais signé une convention d’assurance-chômage, trouve le projet « déséquilibré en faveur du patronat ». Elle tranchera le 6 avril.
Un peu plus de 2 millions de chômeurs (sur 4,04 millions à la fin du mois de février) perçoivent une indemnisation de l’Assurance-chômage.
[via] ouest-france.fr