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Jean-Paul Belmondo fête son anniversaire de 80 ans

Jean-Paul Belmondo fête ses 80 ans aujourd’hui

80 ans, Un âge sage et un anniversaire, que Jean-Paul Belmondo a préparé avec ses proches, tous réunis pour fêter avec lui cet évènement. Sa fille Stella, son rayon de soleil, comme il le dit si bien, la petite fille qu’il a eue avec Natty, était aussi de la partie, ravie d’être avec toute sa famille. L’acteur était chez son fils Paul et sa femme Luana ce week-end pour organiser la fête. Sa fille Florence, qui vit aux États-Unis, a traversé l’Atlantique pour lui, avec ses trois enfants, Christopher, Nicholas et Annabelle.

Une maison « les pieds dans l’eau » : un rêve à risques

Les zones inondables seraient au nombre de trente sur les côtes atlantiques, de la Manche et de la Mer du Nord. Pourtant, on continue d’y construire.

Comme ici, à Gâvres (Morbihan), la vie au ras des flots attire plus qu'elle n'inquiète. Photo:Thierry Creux

Une envie partagée. Ils sont estivants, résidents secondaires. Retraités. Ils veulent leur maison sur la côte, les pieds dans l’eau. C’est une tendance lourde depuis plus de trente ans. Le littoral français compte 885 communes, concentre 6 millions d’habitants et présente une densité de 260 habitants au km2. C’est 2,5 fois de plus que sur le reste du territoire. En Bretagne, par exemple, 40 % de la population habite la zone littorale. Entre 1999 et 2006, on estime que près de 100 000 logements ont été bâtis dans des zones inondables.

On continue à construire chaque année 3,7 millions de m2. Et si l’on en croit une étude de l’ex-Institut français de l’environnement, cette tendance de migrer vers la mer devrait se poursuivre. On attend 3,4 millions de nouveaux venus sur les côtes d’ici à 2030. Un enjeu économique considérable, entre ceux qui veulent s’installer sur la côte, entre les promoteurs, entre les maires qui souhaitent développer leur commune. « On sait tous aujourd’hui, constate Paul Fattal, géomorphologue à l’Université de Nantes, que cette urbanisation est considérable, qu’elle se fait parfois trop près de la mer. »

Trente zones à risques. Selon Jérôme Bignon, président du Conservatoire du littoral et vice-président de l’Association des élus du littoral, il y a sur les côtes atlantiques, de la Manche et de la mer du Nord, une trentaine de zones à risques, généralement « des zones basses, des zones humides ». Jean-Pierre Bigorgne, président de l’Union des associations de défense du littoral (Udal), considère, lui, que « dans le Sud-Finistère, des zones comme l’Ile Tudy, Sainte-Marine, Loctudy, La Forêt-Fouesnant pourraient avoir du souci à se faire, dans les mêmes conditions rencontrées en Vendée dimanche ».

« Tout le monde a une responsabilité à laisser s’installer dans les secteurs à risque, estime Paul Fattal. L’État, les maires, connaissent ces zones tout comme, il faut le dire, celui qui veut à tout prix sa maison le plus près de l’eau. »

Terrible pression sur les maires. Comment les élus locaux résistent-ils à l’engouement balnéaire ? « Difficilement, juge Jean-Pierre Bigorgne, Il y a des menaces, des chantages. La pression est forte de la part de ceux qui veulent que leur terrain devienne constructible ou le reste. Ces propriétaires sont aussi des électeurs. »

Jérôme Bignon, sans langue de bois : « Difficile de regarder des gens droit dans les yeux en leur disant : ‘ Votre terrain qui valait beaucoup d’argent et qui était constructible ne l’est plus ‘ ou ‘ Votre maison, c’est terminé, il faut la détruire ‘ ! » Il insiste : « Il faut que l’État aide les élus à être fermes. »

Que faire ? Il existe une boîte à outils. Loi Littoral, qui date de 1986 ; code de l’urbanisme ; les PPR (Plan de prévention des risques) : quarante-cinq d’entre eux ont été approuvés sur les côtes, soixante-dix sont à l’étude. « Il faut mixer tout cela et en faire un vrai système » de réglementation, martèle Jérôme Bignon.

Jean-Pierre Bigorgne suggère, lui, de revoir un certain nombre de documents d’urbanisme à la lumière « des nouvelles données climatiques, de la montée des eaux ». Et propose que la délivrance des permis de construire soit transférée au niveau des communautés de communes ou des pays. De manière à faire baisser la pression.

Ne rien oublier. « On perd vite la mémoire de la peur, dit Jérôme Bignon. Six mois après, quand tout est revenu dans l’ordre, les gens hurlent, ils veulent reconstruire. »

[ via l’article d’origine ]
Marc Pennec, ouest-france.fr
publié, le 03 Mars 2010

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