France -Assurance maladie: « Il faudra des efforts de tous pour réduire le déficit »
Selon Frédéric Van Roekeghem, directeur de la Caisse nationale de l’Assurance maladie…

Des médicaments à vignette bleue, prescrits dans le cadre d'une affection longue durée F. Durand / SIPA
Une baisse du remboursement des médicaments dits « modérés » (de 35 à 30%), une hausse du ticket modérateur (part à la charge du patient lors d’une visite) ou des actes chirurgicaux, et des frais de transports en ambulance moins bien pris en charge. Les malades risquent d’être mis à contribution par le gouvernement pour réduire le déficit de la Sécurité sociale, selon Les Echos du 16 septembre.
Interrogé sur le sujet en marge du point presse organisé jeudi matin à Paris, le directeur de l’Assurance maladie reste prudent: « Il faut laisser le temps au gouvernement d’élaborer ses choix », qui seront annoncés le 28 septembre prochain.
Un effort global « pour conserver notre Assurance maladie solidaire »
Pour Frédéric Van Roekeghem, l’enjeu est pourtant clair: « Il faudra des efforts de tous pour réduire ce déficit et conserver notre Assurance maladie solidaire ».
« Nous avons fait des recommandations qui semblent être en cours d’examen au gouvernement », a-t-il déclaré. Parmi elles, la maîtrise des dépenses de santé avec « des prix des médicaments adaptés à la crise économique ». Cette dernière « a eu des conséquences sur notre équilibre financier, en réduisant les recettes », a ajouté le directeur général.
Une croissance « modérée » des dépenses de médicaments
Jeudi matin, Frédéric Van Roekeghem présidait le point d’information sur l’Assurance maladie. L’occasion de faire un point sur les dépenses des médicaments pour l’année 2009. Et pour Jean-Marc Aubert, directeur délégué à la gestion et à l’organisation des soins, le bilan est plutôt positif.
En effet, les remboursements des médicaments ont représenté 22,6 milliards d’euros en 2009, soit une croissance « modérée » de 2,3% des dépenses (contre 3,7% en 2008).
« C’est le taux de croissance le plus bas depuis le début des années 2000 », explique-t-on à l’Assurance maladie. Et cela s’explique par « le développement des génériques, la baisse des prix et une meilleure maîtrise des prescriptions médicales ». Au total, ces actions ont permis d’économiser 935 millions d’euros en 2009.
[via] Julie Rasplus, 20minutes.fr