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Jean-Paul Belmondo fête son anniversaire de 80 ans

Jean-Paul Belmondo fête ses 80 ans aujourd’hui

80 ans, Un âge sage et un anniversaire, que Jean-Paul Belmondo a préparé avec ses proches, tous réunis pour fêter avec lui cet évènement. Sa fille Stella, son rayon de soleil, comme il le dit si bien, la petite fille qu’il a eue avec Natty, était aussi de la partie, ravie d’être avec toute sa famille. L’acteur était chez son fils Paul et sa femme Luana ce week-end pour organiser la fête. Sa fille Florence, qui vit aux États-Unis, a traversé l’Atlantique pour lui, avec ses trois enfants, Christopher, Nicholas et Annabelle.

Luchini: « Le théâtre est plus moral que le cinéma »

Il est l’une des têtes d’affiche des Invités de mon père, le deuxième film d’Anne Le Ny. Mais Fabrice Luchini a choisi de se faire rare à l’écran.

Karin Viard et Fabrice Luchini dans Les Invités de mon père. DR

Dans Les invités de mon père, vous tenez encore un rôle d’avocat! Ça devient plus qu’un hasard….

C’est vrai. Mais je n’ai jamais réfléchi une seule seconde à l’emploi qu’on me donne au cinéma. J’ai toujours été étonné. Je déteste ces acteurs qui se prennent au sérieux et parlent de leur rôle avec complaisance. Mais c’est vrai que depuis quelque temps on me donne autre chose que des rôles simplement brillants, bavards ou bizarres. Des rôles où il ne faut pas passer en force, mais rester dans la retenue pour jouer le psychisme du personnage.

Pourtant vous n’avez été que le deuxième choix d’Anne Le Ny….

C’était écrit pour Vincent Lindon, qui avait déjà joué dans Ceux qui restent, le premier film d’Anne. Mais il avait un problème d’emploi du temps. Moi, je ne me formalise pas qu’on remplace des acteurs. Je m’en fous complètement. On peut tous être remplacés. D’ailleurs Lindon m’a remplacé sur La crise. J’avais demandé à lire le scénario et Coline Serreau m’avait envoyé paître. Mais je pense que personne ne peut être mieux dans un rôle que celui qui le fait. Là, je suis ému et fier du film. C’est bizarre, parce que ça ne m’arrive pas tout le temps.

Vous tournez peu…

En moyenne un film par an. Si tu en tournes cinq, tu ne peux plus créer de surprise. Il faut faire attention. Pour moi, le cinéma est moins important que la scène. Ce n’est pas moral, le cinéma. Vous avez des acteurs qui bossent quinze heures par jour, qui arrivent sur un plateau et on s’en tape. D’autres qui ne savent pas leur texte et on est sidéré. Le théâtre, c’est plus moral.

Au rythme d’un film par an, il ne faut pas se tromper…

Je choisi mes films en fonction de l’homme ou la femme humain qui me sollicite. De l’être humain. Est-ce que j’ai envie de déjeuner avec le metteur en scène pendant deux mois et demi ? Et puis il y a le scénario, les gens autour, le cachet. Pas énorme, mais pas bas de gamme non plus. Je ne tourne pas le matin. Je suis insomniaque, je ne fais pas de film où il faut être à 8 h sur le plateau. Je ne tourne pas la nuit non plus. C’est un peu immoral de le dire mais je fais ce que je veux puisque je n’ai pas besoin de tourner. J’ai tellement travaillé, très tôt, coiffeur à 14 ans, que j’ai mes annuités. Je peux m’arrêter quand je veux.

L’écriture ?

J’ai trop de contact avec la langue des autres pour oser en sortir une personnelle. Encore que. Dans mon dernier spectacle, Le point sur Robert, que j’ai joué pendant trois ans, il y a 50% de Valéry, de Barthes, de Chrétien de Troyes et 50% de mon texte à moi. Je m’y suis mis petit à petit.

La scène reste votre terrain de jeu privilégié ?

J’ai plein de défauts, mais je ne suis pas vaniteux. Moins, en tout cas, que beaucoup d’acteurs sérieux. Il est incontestable que depuis mes lectures de Céline en 1986 puis La Fontaine, j’ai attiré plus de 500 000 spectateurs. J’ai joué 1600 fois Céline. Je ne suis pas loin de Jouvet qui a été Knock 1731 fois.

Vous avez une recette ?

Quand je suis seul en scène, je suis à l’écoute du public. S’il n’est pas là, j’applique la recette de Jouvet. Je baisse d’un ton. Et tout à coup, les gens arrêtent de faire les cons car ils n’entendent plus rien. S’ils ne viennent pas à vous, il faut vivre avec cette douleur que ça ne marche pas. Je n’ai pas envie de faire du Rika Zarai, de dire que j’ai une histoire d’amour avec le public et pourtant je serais en droit de le dire. Pourquoi ça marche, je n’en reviens pas. Si je faisais un one-man-show comique, ce serait normal. Mais quand même, il faut se le taper mon spectacle !

Et la télévision ?

Je n’en fais plus, depuis au moins trois ans. Pour ne plus entendre les « J’aime » et les « J’aime pas son numéro ». Mais ce ne sont pas des numéros, c’est pour ne pas que les gens s’embêtent. Tous les bons passages chez Pivot ou Ruquier ont été du pur bénéfice dans mon rapport au public. Si les salles sont pleines, c’est aussi parce que chaque fois que je passais chez eux, je disais un texte de Valéry ou de Céline. Certes en déconnant, mais tout de même…

[via l’article d’origine ]
ouest-france.fr
publié, le 28 Mars 2010

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