Le nuage de cendres est arrivé sur la France
Volcan – Les particules ne seraient pas dangereuses pour la santé, mais pourraient causer des dégats dans les réacteurs d’avions…

Le nuage, ici au-dessus du glacier Eyjafjallajökull (Islande) mercredi, se situait au nord d'une ligne Cherbourg-Paris-Metz cette nuit./ Icelandic Coast Guard/ AFP
Mercredi, ça ne concernait que 800 Islandais. Mais jeudi, c’est toute l’Europe du Nord et une partie des Etats-Unis qui étaient bloquées par le nuage de cendres crachées depuis deux jours par un volcan en Islande.
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En prévision de son arrivée sur la France dans la soirée, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a fait fermer 25 aéroports dans le nord de l’Hexagone, dont Orly et Roissy, à Paris, jusqu’à au moins ce vendredi 14h.
Pas de danger pour l’homme
Selon Emmanuel Bocrie, ingénieur prévisionniste à Météo France, le nuage devait se situer au nord d’une ligne Cherbourg-Paris-Metz, vers 2h du matin et gagner ensuite l’est de l’Europe. La Direction générale de la santé a cependant indiqué jeudi qu’il n’y avait «pas actuellement de risque significatif pour la santé.» Avant d’ajouter: «Si cela s’avère nécessaire des recommandations sanitaires seront émises.»
Pour les réacteurs d’avions, c’est une autre histoire. «L’air a été modifié, témoigne Jean-Christophe Minot, le président de l’aéroport de Lille. On ne connaît pas les conséquences de ces particules sur les réacteurs. Le principe de précaution a été appliqué de façon intelligente ».
Le salut viendra du vent
Ainsi, l’aéroport de Lille a dû réquisitionner des chambres d’hôtels pour héberger certains passagers. Et jeudi soir, les files d’attentes aux comptoirs de Roissy s’allongeaient considérablement. Air France a aussi annoncé que tous ses vols au départ et à l’arrivée de Paris étaient annulés ce vendredi matin. La moitié des vols transatlantiques devrait l’être aussi.
Le salut viendra du vent chargé de « diffuser » les particules. Quant à l’éruption, « c’est extrêmement variable, a déclaré à l’AFP Magnus Tumi Gudmunsson, un professeur islandais de géophysique. Cela peut aller de plusieurs jours à plus d’un an ».
[via article] Laure Beaudonnet, Julien Ménielle et Vincent Vantighem, 20minutes.fr
publié, le Vendredi 16 Avril 2010