France -Landerneau sous la neige : oublions la voiture, empruntons le rail !

Les quais de Landerneau, ce matin
« Mercredi matin, impossible d’accéder à Landerneau en automobile. Depuis l’échangeur de Plougastel-Daoulas, conduire sur la D770 était digne du trophée Andros.
Alors que les prévisions n’étaient guère plus optimistes pour aujourd’hui, je me décide, hier en fin d’après-midi, à assurer mon trajet à destination de la rédaction de Landerneau. Pas sûr que la rédaction en chef accepte deux journées consécutives d’absence au bureau pour quelques malheureux flocons. Je me décide à délaisser la voiture, direction les guichets SNCF de la gare de Quimper.
Ce matin, après un réveil quelque peu laborieux, je me retrouve sur les quais d’une gare quimpéroise figée par le froid. Et seulement par le froid. Pas un flocon. Je rejoins une seconde fois Morphée, bercé par le roulis du TER et profitant de la douce chaleur ambiante.
8 h 40, après une heure de trajet et l’esprit encore saisi par le sommeil, l’aurore me donne à découvrir un Landerneau sous la neige. Les portes s’ouvrent et laissent le froid me pincer le visage. Je découvre un parvis immaculé, tout juste griffé par quelques pneus de voitures kamikazes. Sous la neige, les pavés.
Tout a gelé suite aux températures nocturnes. Les passants, peu nombreux, prennent des allures de funambules et tentent d’éviter les glissades sur les trottoirs. Les véhicules roulent au pas sur le macadam encore très glissant. Au centre-ville, les toits sont chargés de neige. Une vision surréaliste des quais enneigés s’ouvre à mes yeux. Le jour commence à se faire bien présent et la luminosité de ce revêtement éphémère m’éblouit. Ça y est, je l’ai vu mon Landerneau sous son blanc-manteau ! »
Plus d’informations dans le journal Ouest-France
[via] Rémi Le Lez, ouest-france.fr