Apple ne pourra plus contrôler les programmes sur Iphone comme avant
La justice américaine vient d’autoriser le « crackage » des programmes sur iphone…

iPhone 4, conférence de presse de Apple
Aux Etats-Unis, la Bibliothèque du Congrès (qui en plus d’être une bibliothèque, a le pouvoir de statuer sur le copyright) a décrété lundi qu’il était désormais légal de contourner les contrôles imposés par les marques téléphones quant aux logiciels pouvant être installés dessus.
Exemple: Apple ne permet que l’installation de logiciels Apple sur l’iPhone, mais vous avez désormais le droit de cracker le système pour y installer ce que vous voudrez. Même si ce n’est pas sur l’apple store.
Ce déblocage des téléphones vaut pour les applications, mais aussi pour les opérateurs téléphoniques. Les utilisateurs d’iPhone aux Etats-Unis sont également désormais en droit d’utiliser leur smartphone sur le réseau de n’importe quel opérateur.
Victoire des utilisateurs
A travers cette décision, c’est le « jailbreak » des appareils mobiles qui est autorisé. Cette décision est une grande victoire pour les utiliateurs d’iPhone, qui étaient jusque là à la merci de la volonté de Steve Jobs – s’ils voulaient rester dans la légalité. Jusqu’à lundi, la loi autorisait Apple ( qui certes ne l’a jamais fait) à réclamer jusqu’à 2.500 dollars de dommages et intérêts pour chaque contenu téléchargé contournant les protections de sa boutique en ligne.
Les objections d’Apple
Évidemment, Apple, grand partisan des restrictions, avait présenté ses arguments. La compagnie estimait notamment qu’une telle décision irait à l’encontre de ses prérogatives, parce qu’elle encouragerait à utiliser des versions modifiées des logiciels d’exploitation d’Apple.
Un autre argument consiste à souligner qu’en piratant leurs propres téléphones, les utilisateurs les fragilisent, augmentant le risque de détérioration de leurs appareils. Néfaste pour leur expérience utilisateur, et néfaste pour les obligations de service après-vente… Autant d’arguments qui n’ont pas été reçus.
[via] Charlotte Pudlowski, 20minutes.fr