Duel de commandes entre Airbus et Boeing
Les avionneurs européen et américain attendent beaucoup du salon de Farnborough, près de Londres. Il ouvre aujourd’hui et se tient jusqu’au 25 juillet.

L'atterrissage du Boeing 787 Dreamliner à Farnborough, dans la banlieue de Londres. EPA/MaxPPP
Boeing l’a modestement baptisé « avion de rêve ». La version d’essai du 787 Dreamliner de l’avionneur américain a atterri, hier, sur le terrain du salon aéronautique de Farnborough, dans la banlieue de Londres. Avec deux ans de retard sur son plan de vol et un empennage encore récalcitrant.
Mais il arrive dans un paysage aérien qui reprend un peu de hauteur. Le salon du Bourget de 2009 – il se tient en alternance avec Farnborough – avait été morose, crise économique oblige. Le rendez-vous londonien coïncide avec de meilleures perspectives pour les compagnies. Pas encore sur un terrain européen miné par les déficits des États et une reprise encore balbutiante mais, déjà, au Moyen-Orient et en Asie. Résultat, on annonce… des annonces, et les experts pronostiquent de 100 à 150 nouvelles commandes.
D’autres concurrents à surveiller
De quoi relancer la compétition entre Boeing et Airbus. Le constructeur européen a pris un peu d’avance, le mois dernier, au salon de Berlin, en engrangeant la livraison de 32 avions géants A380 pour Emirates. Mais, à Farnborough, la compagnie aérienne de Dubaï a promis de nouveaux achats.
D’autres convives voudraient bien s’inviter au festin de la reprise attendue du trafic. C’est le marché très lucratif des appareils mono-couloir A320 et Boeing 737 qui les fait saliver. Le canadien Bombardier cherche à placer son CSeries et le russe Sukhoï son Superjet. De quoi pousser Airbus et Boeing à revoir ou à remotoriser leurs moyen-courriers.
Le tout sur fond de cactus entre les deux grands. Un, la lutte au couteau pour le mirifique contrat de 30 milliards d’euros des avions ravitailleurs de l’armée américaine. Deux, la polémique sur les aides que les États apportent aux deux avionneurs, qui a vu l’Organisation mondiale du commerce épingler récemment Airbus et repousser sa décision concernant Boeing.
[via] ouest-france.fr