Hôpital vend château, dunes… prix à débattre
Déficitaires, les Hôpitaux de Paris veulent se débarrasser de leurs biens n’ayant aucun rapport avec leur activité.

Le château du Laber, à Roscoff. Ouest-France
Bientôt sur le marché : un bureau de poste, des écoles et des lycées à Paris, le château du Laber à Roscoff, dans le Finistère ou encore des dunes à Berck, dans le Pas-de-Calais. Le propriétaire, déficitaire, souhaite se débarrasser de ses biens qui n’ont pas vraiment de rapport avec son activité. Et pour cause, il s’agit… de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). L’institution est le quatrième propriétaire foncier d’Île de France, après Paris, l’État et la SNCF.
Si ses besoins de liquidités se font ressentir ¯ en 2009 elle enregistrait un déficit de 96 millions d’euros ¯ l’objectif, pour l’AP-HP, est de continuer à investir pour moderniser son patrimoine médical. Et si ce n’est pas la première fois que les hôpitaux de Paris vendent leurs biens, la cadence devrait s’accélérer. « Nous voudrons passer de 10 millions d’euros de cessions par an au double ou au triple », indique Benoît Leclercq, le directeur général.
Au final, les hôpitaux de Paris ont eu toutes sortes de biens. Parfois insolites, comme le théâtre Mogador, fleuron de la scène parisienne, cédé en 2006 pour 5 millions d’euros. Tout aussi étonnants, une mosquée à Bobigny, une station-service, des hôtels et des stades, dont un encore en pleine propriété.
Toujours présents dans l’inventaire, des centaines d’hectares de terres agricoles et de forêts, qui servaient, du temps où les hôpitaux vivaient en autarcie, à nourrir les indigents. « Les hôpitaux, y compris en province, ont longtemps reçu des legs de toutes sortes de la part des grandes fortunes, et à Paris, lieu de concentration de la richesse, l’AP-HP a reçu les plus prestigieux », explique Christian Chevandier, historien spécialiste de l’hôpital.
Si vous êtes intéressé, attendez la rentrée. Un site Internet devrait présenter la totalité des biens mis à la vente.
[via] ouest-france.fr