Soldes : Faire des repérages pour éviter de se faire arnaquer
Mélange d’articles soldés et non soldés, mention « ni repris, ni échangé », vêtements fabriqués spécialement pour l’occasion : un certain nombre de pratiques illicites nécessitent, durant les soldes, la vigilance du consommateur, qui a tout intérêt à faire un repérage préalable.

Même en période de soldes, les commerçants doivent reprendre les articles en cas de vice caché. Archives Jean-François Frey
Les soldes visent à écouler les stocks des commerçants, qui ont exceptionnellement le droit de vendre à perte pour faire de la place pour la nouvelle collection.
Apparition de « stocks »
Les produits présentés comme soldés doivent avoir été proposés à la vente depuis au moins un mois, lors du démarrage des soldes. Or, « on voit apparaître quelques jours avant les soldes des stocks qui ont été spécialement fabriqués pour la période, qui ne sont pas forcément de bonne qualité », met en garde Isabelle Faujour, directrice adjointe du service juridique de l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir. « Il faut être vigilant sur l’affichage des prix, bien vérifier que c’est une promotion, puis se méfier des fameux « points rouges » (NDLR : qui signalent les articles non soldés), des mélanges. C’est classique, on mélange des articles non soldés parmi les articles soldés, souvent pour le consommateur, c’est tentant, une fois en caisse », relève-t-elle.
Légalement, la distinction entre les articles soldés et non soldés doit toujours clairement apparaître aux consommateurs, rappelle le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
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Le moyen le plus efficace pour être sûr de bénéficier d’une réelle réduction de prix reste le repérage dans les magasins ou sur internet avant les soldes, conseille Mme Faujour.
Autre « arnaque classique », la mention « ni repris, ni échangé », souligne-t-elle. « Pour tout ce qui est vice caché ou garantie légale de conformité, le commerçant est tenu de fournir une garantie. Ce n’est pas parce qu’un bien est soldé ou en promotion que les garanties légales ne s’appliquent pas. » Il n’y a que les produits présentant des défauts apparents au moment de l’achat que les commerçants ne sont pas tenus de reprendre.
Lors des soldes d’été et d’hiver 2009, les « faux rabais » représentaient près d’un tiers (32,75 %) des anomalies constatées, selon la DGCCRF.
[via] lalsace.fr