France – Xynthia : on saura jeudi si plus d’un millier d’habitations seront détruites
Interrogé dimanche, la préfecture de Vendée n’a pas souhaité faire de commentaires sur le chiffre avancé dimanche matin par le JDD et selon lequel de 1 300 à 1 500 habitations seraient détruites, parce que situées dans des zones inondables, touchées lors du passage de la tempête Xynthia. Celle-ci a fait 53 morts les 27 et 28 février dans l’Ouest de la France, particulièrement en Vendée et Charentes Maritimes.

Photo Marc Ollivier
Comme Ouest-France l’a déjà indiqué, il est prévu qu’une réunion à huis clos se tienne avec les maires mercredi soir et que les habitants de La-Faute-sur-Mer et de l’Aiguillon-sur-Mer soient informés jeudi des décisions prises par l’état quant à la destruction des biens jugés implantés en zones dangereuses. Sur les 4 000 habitations sinistrées, plus d’un millier pourraient être concernées et détruites.
Ce n’est pas complètement arrêté
« Ce n’est pas complètement arrêté, cela ne le sera que mercredi, il y a encore du travail », disait-on dimanche à la préfecture de Charente-Maritime.
Selon le JDD, « les services des préfectures et de l’Equipement planchent encore sur les cartes côtières pour définir et délimiter les derniers contours des zones rouges, territoires où plus aucune habitation ne pourra être construite ».
Discussions jusqu’à mardi
Le journal affirme par ailleurs que les indemnisations s’élèveraient à 200 millions d’euros au total, soit environ 150 000,00 € par maison en moyenne selon les premières évaluations.
Le maire de la commune d’Yves (Charente-Maritime), Didier Roblin, où le quartier des Boucholeurs a été très touché, a expliqué dimanche que les discussions avec la préfecture allaient se poursuivre jusqu’à mardi. « Ce n’est pas le montant qui m’inquiète mais est ce qu’on aura les moyens d’assumer les décisions qui seront prises par le ministère ? », a-t-il déclaré à l’AFP dimanche.
Peut-être vraisemblable, mais raisonnable ?
Pour Xavier Machuron-Mandard de l’association de victimes de la Faute-sur-Mer (Vendée), le chiffre de 1 500 maisons rasées peut être « vraisemblable », en fonction des critères choisis, a-t-il réagi dimanche.
« Est-ce qu’il est raisonnable ? C’est une autre question », a ajouté ce propriétaire d’une résidence secondaire. 334 maisons ont été considérées temporairement ou définitivement inhabitables à La-Faute-sur-mer, 233 à l’Aiguillon-sur-mer.
« Certains vont peut-être trouver que ce chiffre est fou. Les positions individuelles sont très différentes en fonction du vécu : ceux qui ont des résidences principales, ceux qui étaient ou non sur place le jour du drame, ceux qui ont perdu des proches… », a-t-il ajouté.
« Impatience, fatigue, inquiétude »
Lors d’une réunion samedi de l’association « Reconstruire Charron », les sinistrés de cette commune de Charente-Maritime avaient exprimé « impatience, fatigue, inquiétude ».
En Vendée, le jour où la préfecture annoncera les zones inhabitables, une cellule d’écoute sera mise en place avec médecin, psychologue et infirmière.
[via l’article d’origine ]
ouest-france.fr
publié, le 04 Avril 2010