Le roman-photo persiste et concubine
TENDANCE – Le genre semble s’offrir une seconde jeunesse…
Rêver d’un autre monde, où les sentiments s’épanouissent en bouquets de crocus, où, Virginie a enfin retrouvé l’amour auprès de Michel, où les hommes et les femmes ont le regard franc des petits matins sans brouillard. Comme le prouvent les ventes de Nous deux (290.000 exemplaires), le genre est toujours le chéri de ses fans.

Illustration d'un lecteur du magazine Nous Deux regardant un roman photo. Paris FRANCE - 11/02/2010/ S. Pouzet / 20 Minutes
« Ce récit laisse place à la rêverie »
« Qui insulte le roman-photo insulte des millions de Français, lance Fabien Lecoeuvre, auteur de Les années romans photos (Ed. Veyrier), il a été premier mode d’évasion d’un large public, avant la création de la télé et garde des amateurs. Ce récit laisse de la place pour la rêverie, permet de se faire son propre film.» La plupart ont connu le roman-photo dans leur jeunesse, mais… pas seulement « Notre lectorat rajeunit raconte Muriel Minuit, rédactrice en chef de Nous Deux, et nous avons beaucoup de lectrices de 12, 13 ans, qui raffolent du roman-photo, ses histoires d’amours, son mode de lecture très facile, avec un côté BD ». Démonstration par le gloss framboise: Le mensuel ado Girls propose lui aussi du roman-photo (« Amies ou ennemies »?).
« Jamais de héros sur un lit »
Lisse mais girl. « Le genre reste lié à un univers de la bonne éducation, où l’on est bien coiffé mais il évolue insiste Fabien Lecoeuvre, dans les années 1940, la photo s’arrêtait à la porte de la chambre: jamais de héros sur un lit! » Désormais, si les femmes gardent les cheveux longs, elles ont une carrière, trompent leur mari, « il y a des mariés, mais aussi des pacsés et des concubins, poursuit Marion Minuit. Et on ose même aborder des thèmes difficiles comme les femmes battues ». Mais qui gagne toujours? L’amour, à la fin.
[ via l’article d’origine ]
Anne Kerloc’h, 20minutes.fr
publié, le 12 Février 2010