Canal du Midi: NKM fait appel au mécénat pour replanter des arbres

Photo prise le 24 novembre 2011 à Trebès, d'arbres de long du Canal du Midi. Remy Gabalda afp.com
La ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé jeudi la campagne de reboisement des bords du Canal du Midi, où des milliers de platanes malades doivent être abattus, et a appelé entreprises et passionnés du canal à financer un tiers de ce projet coûteux.
Les collectivités sont également pressées de régler 30% des 200 millions d’euros du programme d’abattage et de replantation prévu sur dix ans. Les régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ont dénoncé le faible engagement de l’Etat, propriétaire du Canal du Midi.
La ministre a planté jeudi à Trèbes (Aude), près de Carcassonne, le premier platanor, une variété résistante au champignon tueur, le chancre coloré, qui ravage les bords du canal depuis plusieurs années, et qui contraint désormais à abattre 4.000 arbres par an sur un total de 42.000 entre Toulouse et Agde (Hérault).
Depuis 2006, mille arbres abattus
Elle a fait appel ce jeudi à « une grande mobilisation pour sauver le Canal du Midi », ouvrage classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Nathalie Kosciusko-Morizet s’est déclarée convaincue que «les experts de l’Unesco seront sensibles à ces efforts» et a estimé qu’aucun déclassement n’était à craindre.
A Trèbes, près de 200 platanors vont être plantés dans les prochains jours, pour remplacer les platanes abattus il y a un an. La deuxième replantation devrait avoir lieu en décembre à quelques kilomètres de Trèbes, à Villedubert, avec du tilleul argenté cette fois.
Mécénat privé et public
Depuis 2006, 1.000 arbres environ ont été abattus, toujours en hiver, mais la progression inexorable est de plus en plus rapide, et Voies navigables de France, qui gère le Canal, a décidé d’accélérer les abattages.
La ministre a expliqué son appel au mécénat en déclarant: « Il faut associer toute les bonnes volontés pour sauver le canal et en outre il y a des difficultés budgétaires ».
« L’idée est de proposer aux grandes entreprises de prendre un bief complet (espace entre deux écluses) pour la replantation, cela associera leur image à un espace bien identifié », a expliqué la ministre.
Quant aux particuliers, ils auront « un ticket d’entrée peu élevé, et grâce à la géolocalisation chacun saura quel est (l’)arbre » qu’ils auront financé. Le logo de cette opération grand public devrait être choisi dans les prochaines semaines, et chacun pourra se procurer des autocollants ou des diplômes en fonction de son engagement.
[Via] 20minutes.fr