Revue News

Le Magazine populaire de la vie au quotidien

Jean-Paul Belmondo fête son anniversaire de 80 ans

Jean-Paul Belmondo fête ses 80 ans aujourd’hui

80 ans, Un âge sage et un anniversaire, que Jean-Paul Belmondo a préparé avec ses proches, tous réunis pour fêter avec lui cet évènement. Sa fille Stella, son rayon de soleil, comme il le dit si bien, la petite fille qu’il a eue avec Natty, était aussi de la partie, ravie d’être avec toute sa famille. L’acteur était chez son fils Paul et sa femme Luana ce week-end pour organiser la fête. Sa fille Florence, qui vit aux États-Unis, a traversé l’Atlantique pour lui, avec ses trois enfants, Christopher, Nicholas et Annabelle.

La vie s’organise à Bangkok, la capitale inondée

Le Premier ministre a déclaré que Bangkok bénéficierait de vacances nationales jusqu'à lundi. L'eau pourrait atteindre 2,50 mètres dans certains quartiers ce week-end. Photo : EPA/MAXPPP

L’eau monte dans la capitale thaïlandaise. Bangkok est atteinte par des crues phénoménales, les pires depuis cinquante ans. Certains habitants sont évacués, d’autres protègent leur maison avec des sacs de sable. Les riverains recommencent à circuler en barque, comme autrefois, lorsque Bangkok était une cité lacustre.

Des clients surgissent des porches, de l’eau jusqu’aux genoux, ou sautent dans sa barque depuis le premier étage de leur maison. « Grand-père, je vais au marché. » Pour une poignée de bahts, la monnaie locale, Boon les emmène, leur évitant une longue marche désagréable dans l’eau boueuse. Turban mauve et torse nu, le vieil homme de 75 ans sillonne le district de Rangsit, banlieue Nord de Bangkok, en criant « Bateau… Bateau !!! »

Depuis deux semaines que le quartier est inondé, l’ancien batelier a repris du service. Sur le chemin, il croise des ménagères qui bavardent d’un balcon à l’autre, apparemment indifférentes à l’eau qui gagne peu à peu leurs maisons.

« Tout le monde a l’air de s’étonner, mais ce n’est pas la première fois. Je me souviens d’années où l’eau montait très haut, raconte le vieux batelier. On a toujours vécu au gré des moussons. » Les inondations que connaît aujourd’hui le pays sont considérées comme les pires depuis cinquante ans.

En réalité, jusque dans les années 1960, Bangkok était une ville lacustre, dont la plupart des maisons étaient construites sur pilotis, adaptées aux crues.

En passant à une ère de grande consommation, et avec l’arrivée de l’automobile, la ville s’est transformée en mégalopole moderne, construite sur du béton. Plus vulnérable aux caprices de la nature.

Lundi, pour la première fois, l’eau a touché le cœur de Bangkok. Le matin, les étudiants de la prestigieuse université de Thammasat ont été évacués en urgence de leur campus. « J’ai vu l’eau arriver en cinq minutes, raconte Deng, 20 ans, étudiante en économie, c’était très impressionnant. »

En fin d’après-midi, c’était au tour du quartier chinois, Yaowarat, l’un des plus vivants de la ville. Et aussi de Sam Sen, près de la rivière Chao Praya, une zone touristique où sont situées les auberges de jeunesse. Nathalie et Alain, deux touristes de Nantes, regardent l’eau monter depuis le perron de leur hôtel. Ils ont dû changer leur planning : « On voulait aller au Nord, mais, étant donné la situation, on a dû renoncer. On ne sait même pas si on pourra reprendre l’avion dans deux jours ».

Pour l’instant, le trafic aérien n’est que légèrement perturbé, certaines pistes ayant été endommagées, mais personne ne se risque à faire des pronostics pour les jours prochains. Car les flots devraient continuer à monter.

Les voitures garées sur les ponts

L’ambiance dans la capitale est électrique, dans les quartiers sensibles tout le monde attend l’arrivée de l’eau, inéluctable. On ne parle que de ça, on s’échange les nouvelles d’un quartier à l’autre. Certaines personnes âgées sortent des tabourets sur le trottoir et attendent tranquillement le spectacle. Les devantures des magasins, des maisons, des banques sont protégées par des barrières de sacs de sable.

Si, à l’extérieur de la ville, de nombreuses routes sont coupées, intra-muros, le trafic n’a jamais été si fluide. Les résidents ont été invités à laisser leurs véhicules sur les ponts suspendus et les autoroutes en hauteur.

M. Maa, pharmacien rue Chan, emballe tous ses appareils électriques. « Cette fois ça y est, je m’en vais pour de bon ! » Il part vivre chez sa nièce, qui habite un appartement dans les hauts buildings du centre.

Évidemment, les Thaïlandais s’interrogent sur les causes du désastre. La mousson a été particulièrement importante cette année, près de 35 % supérieure à une année normale.

Mais la déforestation massive est également en cause. « À force de couper toute végétation pour construire des immeubles, la nature n’a plus les moyens de retenir l’eau », explique Surat Apichabong, officier du Centre national de prévention des désastres naturels.

Les inondations arrivent au pire moment pour le nouveau gouvernement de Yingluck Shinawatra, jeune femme d’affaires sans expérience politique, élue avec l’appui des zones rurales. On lui reproche son manque de fermeté et de leadership.

Le gouvernement et l’armée se lancent des piques par presse interposée. À force de vouloir à tout prix protéger Bangkok, où se génère 40 % du produit intérieur brut du pays, ce sont les autres provinces qui ont souffert…

Avec près de 400 morts depuis le début des inondations en juillet, 9 millions de sinistrés et 14 000 usines fermées, 10 % des rizières détruites, le pays pourrait mettre des mois à se relever. Bangkok devrait encore avoir les pieds dans l’eau pendant trois à six semaines.

[via]  ouest-france.fr

Catégories
Archives
GRAND Galleries
GRAND Galleries